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Les Biographes privés, qui sont les vrais pionniers et les plus experts ... 


Biographe V.Constance d'Epannes
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Biographes privés: les pionniers

Savez vous qui est l'authentique pionnier des biographes pour particuliers ? Peu de gens savent que c'est Paul Auster, l'écrivain New Yorkais, à travers son personnage Nathan Glass dans "Brooklyn Folies"... 

"Paul Auster est le premier écrivain à avoir émis l'idée qu'il devrait y avoir des Biographes comme nous". Cette remarque m'est venue l'année dernière d'un ami, Jean Pennec, autrefois comédien, entre autres au Théâtre Français et avec qui, à présent nous partageons l'aventure de l'écrit biographique. Avant de faire partie du club des biographes solides, créatifs et fiables, autrefois on a pu suivre le nom de Jean Pennec sur des affiches de la Maison de Molière ou sur celles de théâtres nationaux ou privés. P. Auster, il le connaissait fort bien pour goûter pleinement son oeuvre bien sûr, mais surtout, pour avoir collaboré à la mise en scène de sa pièce "Laurel et Hardy vont au paradis" au Théâtre de la Bastille en 2000. Devenir biographe, Jean en avait le désir depuis un moment et m'avait contactée simplement sur ma boite Email.
Je lui ai donc mis le pied à l'étrier l'an passé, en l'initiant à la façon unique dont je vois cette mission depuis quinze ans, puis en lui confiant peu à peu contacts et biographies à écrire.
 
 L'écoute véritable de l'autre, une ferveur pour les mots et le sens du contenu, sont des notions qui nous sont communes. Face à ce que j'appelle nos "Narrateurs", ceux qui nous confient leur mémoire vive, en auteur habile, avec son intellect en ébullition et déjà auteur lui-même, il ne fut pas très long à devenir un authentique auteur-biographe. De la manière dont je le conçois en tous cas. D'autant quune importante tranche de son existence fut dédiée à la fréquentation des beaux textes et des esprits éclairés.
De Paul Auster pour ma part j'avais déjà dévoré la "Trilogie new-yorkaise", ainsi que "Pourquoi écrire" et "Le livre des illusions". Pour tous ceux qui ne connaissent pas un jour sans une ligne, au coeur même du doute permanent, le concept de la mémoire avec ses tiroirs à l'infini, avec les insondables questionnements du pourquoi l'on écrit, fait partie des thèmes chers à Auster, ce très bel auteur de chevet.
 
                                                                          V.Constance d'Epannes

Voici donc un fragment ce que prévoyait Paul Auster :

* "Mais qui se soucierait de publier les biographies des gens ordinaires, de ceux qu'on ne chante pas, de ceux qu'on rencontre dans la rue tous les jours de la semaine et qu'on ne prend même pas la peine de remarquer ? La plupart des vies disparaissent. Quelqu'un meurt et, petit à petit, toutes traces de sa vie s'effacent. Un inventeur survit dans ses inventions, un architecte dans ses immeubles mais la majorité des gens ne laissent derrière eux ni monument ni réalisation durable : une série d'albums photo, un bulletin scolaire de cinquième primaire, un trophée gagné au bowling, un cendrier piqué dans une chambre d'hôtel en Floride le dernier jour de vacances quasiment oubliées. Quelques objets, quelques documents, quelques impressions vagues conservées par des tiers. Ceux-ci ont invariablement des histoires à raconter à propos du défunt, mais le plus souvent en mêlant les dates, en oubliant des événements, et la vérité en sort de plus en plus déformée et quand ces gens-là meurent à leur tour, presque toutes leurs histoires s'en vont avec eux.
[] sauvegarder les histoires, les événements et les documents avant qu'ils ne s'évanouissent et leur donner la forme d'un récit continu, le récit d'une vie.[] J'imaginais que je les écrirais moi-même mais, si la demande devenait trop importante, je pourrais toujours me faire aider par d'autres auteurs : poètes et romanciers désargentés, anciens journalistes, universitaires sans emploi, voire, peut-être, par Tom. Le coût de la rédaction et de la publication de tels livres serait considérable mais je ne voulais pas que mes biographies deviennent un privilège accessible seulement aux riches[]. Étais-je fou de rêver que je pourrais faire quelque chose de ce projet incongru ? Je ne le pensais pas. Quelle jeune femme n'aimerait pas lire la biographie véridique de son père - même si ce père n'avait été qu'un ouvrier d'usine ou le sous-directeur d'une banque rurale ? Quelle mère ne souhaiterait lire l'histoire de son fils policier, tué dans l'exercice de ses fonctions à l'âge de trente-quatre ans ? Dans tous les cas, ce devrait être une affaire d'amour []".

*BROOKLYN FOLLIES. Paul Auster. Editions Actes Sud. 
 
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